I. Halte aux régimes punitifs !
Si vous lisez ces lignes, il est fort probable que vous ayez déjà essayé un ou plusieurs régimes restrictifs. Peut-être avez-vous connu un succès rapide, mais suivi d’une reprise de poids inéluctable, accompagnée d’un sentiment d’échec cuisant. La vérité est que le cycle restriction – craquage – culpabilité n’est pas un signe de manque de volonté.
C’est le résultat d’une approche qui ignore l’acteur principal de l’équation : votre santé mentale.
On nous a appris à traiter le corps comme une machine à contrôler, en comptant les calories et en bannissant des groupes d’aliments. Mais cette méthode échoue parce qu’elle oublie que la relation à la nourriture est profondément émotionnelle, psychologique et sociale.
Votre poids n’est pas uniquement le reflet de ce que vous mangez, il est souvent le miroir de votre état intérieur.
En tant que diététicienne nutritionniste, je pratique une approche radicalement différente : la diététique bienveillante.
Il s’agit d’une prise en charge globale, où l’objectif n’est pas d’atteindre un chiffre arbitraire sur la balance, mais de rétablir la paix entre vous, votre assiette et votre corps. En mettant la santé mentale au centre de la démarche, nous ne nous focalisons plus sur la privation, mais sur la compréhension, l’écoute et la réparation de cette relation essentielle.
II. Le cœur de votre approche : santé mentale et poids
Le cercle vicieux de la culpabilité et du régime
Pourquoi ce sentiment constant de défaite ?
C’est le système du régime lui-même qui crée le problème. Les régimes restrictifs augmentent le stress, activent la production de cortisol (l’hormone du stress) et poussent notre cerveau, programmé pour la survie, à chercher de l’énergie rapide. C’est là qu’intervient l’alimentation émotionnelle :
– Stress, anxiété, tristesse : le cerveau cherche un réconfort rapide,
– Compensation alimentaire : souvent des aliments riches et déjà prêts à être mangés, suivis d’un soulagement éphémère,
– Culpabilité et jugement : on s’auto-flagelle, ce qui augmente le stress initial,
– Restriction cognitive : on décide de se reprendre en main avec un régime encore plus strict, préparant le terrain pour le prochain craquage.
Ce cercle vous épuise mentalement et vous éloigne de la capacité naturelle de votre corps à s’auto-réguler.
Le constat scientifique : pourquoi les régimes font grossir
Il est temps d’entendre une vérité que la science confirme : les régimes restrictifs ne fonctionnent pas à long terme pour la grande majorité des gens.
Pire, ils font grossir !
Selon de nombreuses études de suivi à long terme, notamment une méta-analyse majeure publiée dans le American Psychologist, jusqu’à 95% des personnes qui suivent un régime reprennent le poids perdu dans les cinq ans. Et la majorité d’entre elles reprennent même plus de kilos qu’avant le régime.
L’explication est simple et biologique :
– Réponse de famine : lorsque vous vous privez, votre corps interprète la restriction comme une famine. Il ralentit votre métabolisme de base (dépense énergétique au repos) pour économiser de l’énergie,
– Reprise d’alimentation « normale » : lorsque vous reprenez une alimentation non-restrictive, votre métabolisme est encore au ralenti. Votre corps, en mode panique et prévoyant une future « famine », stocke l’excédent calorique sous forme de graisse plus efficacement qu’auparavant. C’est l’effet yo-yo, qui vous laisse avec un poids de plus en plus élevé à chaque cycle.
Mon approche ne cherche pas à combattre cette biologie, mais à la respecter. En diététique bienveillante, nous cherchons à stabiliser durablement votre relation à la nourriture pour sortir définitivement de ce cycle destructeur.
La bienveillance comme outil de perte de poids durable
La diététique bienveillante casse ce cercle en remplaçant le jugement par la curiosité et la restriction par l’écoute.
Mon rôle : Il ne s’agit pas de vous donner une liste d’aliments interdits. Il s’agit d’enquêter ensemble sur les raisons profondes qui guident vos choix alimentaires :
– Si vous mangez sans faim, est-ce l’ennui ? L’habitude ? Une émotion à éviter ?
– Si vous avez envie d’un aliment spécifique, qu’est-ce que votre corps essaie vraiment de vous dire ?
Lorsque l’on commence à traiter son esprit et son corps avec respect plutôt qu’avec sévérité, le stress diminue, les besoins émotionnels sont traités autrement que par la nourriture et le corps peut alors naturellement retrouver son poids d’équilibre.
III. Comment la diététique bienveillante se décline en trois piliers
Pilier 1 : écoute du corps en retrouvant les sensations de la faim et de la satiété
C’est l’essence de la pleine conscience alimentaire.
Après des années de régimes, beaucoup d’entre nous ont perdu la connexion avec les signaux de leur corps.
La bienveillance vous invite à :
– Manger en pleine conscience : en prêtant attention aux textures, aux odeurs, aux saveurs,
– Reconnaître la faim et la satiété : en apprenant à manger quand on a faim et arrêter quand on est satisfait, pas quand l’assiette est vide ou quand le régime le permet. Ce n’est pas de la gourmandise, c’est de l’autonomie.
Pilier 2 : dé-diabolisation des aliments
En diététique bienveillante, il n’y a pas de « bons » ou de « mauvais » aliments.
Il y a des aliments plus nourrissants et d’autres qui apportent du plaisir ou du réconfort. L’interdit crée l’envie.
L’objectif est d’intégrer tous les aliments dans une alimentation globale et équilibrée, sans culpabilité.
C’est la fréquence et la quantité globale qui comptent, pas l’acte isolé. Le jour où vous vous autorisez un pain au chocolat, ou un paquet de chips sans jugement, il perd son pouvoir de « craquage interdit ».
Pilier 3 : la santé mentale d'abord
Nous travaillons sur la gestion émotionnelle en parallèle des habitudes alimentaires :
– Identification des déclencheurs de stress : par exemple, comment le stress au travail ou les conflits familiaux influencent-ils votre assiette ?
– Développement de stratégies alternatives : quelles actions (respiration, marche, activité créative) pouvez-vous mettre en place pour gérer une émotion forte avant de vous tourner automatiquement vers la nourriture ?
– Amélioration du dialogue interne : remplacer la critique sévère par la compassion.
Vous êtes humain, pas une machine.
IV. Sortir du cycle : le chemin vers la liberté alimentaire
La diététique bienveillante n’est pas le chemin le plus rapide vers la perte de poids, mais c’est le seul chemin durable.
Il vous propose de sortir de l’épuisant combat contre vous-même pour entrer dans une phase de collaboration avec votre corps.
Le vrai succès ne se mesurera pas uniquement sur la balance, mais par votre capacité à :
– Manger avec plaisir, sans culpabilité,
– Vous sentir plein d’énergie et apaisé,
– Accepter et respecter votre corps dans sa globalité.
Êtes-vous prêt(e) à mettre de côté la rigidité du régime et à découvrir le pouvoir apaisant de la bienveillance ?
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